RENDEZ-VOUS DES DOCS

A L'ELLIPSE CINÉMA D'AJACCIO


JEUDI 28 MARS 

ASILE, PRISON, LIBERTE

L’hôpital psychiatrique de Valvert à Marseille ou la prison de Casabianda en Corse sont des lieux d’exception dans leur genre, puisque ces lieux traditionnellement fermés sont ici dits « ouverts ». Deux cinéastes y ont observé la vie quoditienne et débusqué la précieuse singularité humaine subsistant dans ces marges de nos sociétés.

18h30 Valvert de Valérie Mréjen (52’, France, 2009)

 Valvert est un hôpital psychiatrique de Marseille créé au milieu des années 70, dans un esprit d’ouverture et de libre circulation. 
Le film, à travers une observation du quotidien, dresse un portrait de l’endroit en mêlant entretiens avec des soignants et scènes de la vie des patients. 
Dans une ambiance résolument éloignée du modèle asilaire, cette circulation met en valeur différents comportements de la folie ordinaire.

 

Un buffet sera offert entre les deux séances, à 19h30

20h30 :  La liberté de Guillaume Massart ( 146’, France, 2019)

Dans la plaine orientale Corse, Casabianda est un centre de détention très singulier, au sein d’un vaste domaine agricole. Cette prison qu’on dit « ouverte » n’a rien à voir avec les prisons habituelles : à la place des barreaux, des murailles ou des miradors, les arbres, le ciel et la mer…Au fil des saisons, une année durant, Guillaume Massart s’y est rendu afin de comprendre ce que change cette incarcération au grand air. Sous les frondaisons ou sur la plage, la parole des détenus, d'ordinaire passée sous silence, se libère petit à petit...    

En présence du réalisateur


SAMEDI 23 FEVRIER

AVANT-PREMIERE DU FILM DE NANNI MORETTI

SANTIAGO, ITALIA

EN PRESENCE DE CARMEN CASTILLO

Parallèlement à ses œuvres de fiction, Nanni Moretti poursuit, via ses documentaires, le portrait d’une gauche en déshérence : celle de sa génération. Dans la lignée de son documentaire La Cosa qui, en 1990, donnait la parole aux communistes italiens en pleine crise d’identité après la chute du mur de Berlin, Nanni Moretti revient sur le putsch militaire par lequel le général Pinochet a pris le pouvoir au Chili en 1973. L’occasion d’un retour nostalgique sur un peuple italien solidaire qui fut alors l’hôte des réfugiés chiliens. En ouverture de cette soirée, c’est le Moretti directeur de salle qui nous réjouit avec un court métrage hilarant sur l’impérialisme du box office !

 20h30 : Le jour de la première de Close-up de Nanni Moretti (7’, 1995, Ital,)

Ce soir de 1994 dans la salle de cinéma romaine de Nanni Moretti, le Nuovo Sacher, l’agitation est à son comble. Alors qu’il programme Close Up, le chef d’œuvre d’Abbas Kiarostami, sort également Le Roi lionQuatre mariages et un enterrement, ou encore Speed… Les affres d’un fou de cinéma confronté aux lois du marché!

20h40 : Santiago, Italia de Nanni Moretti (80’, 2019, Ital/Fr, vostf) sortie le 27 février.

Après le coup d'État militaire du général Pinochet de septembre 1973, l'ambassade d'Italie à Santiago (Chili) a accueilli des centaines de demandeurs d'asile tentant d’échapper à la prison, à la torture, à la mort. À travers des témoignages et des images d’archives, le film de Nanni Moretti réveille cette période d’espoir socialiste réduite en cendres par la dictature. Puis ces vies en lambeaux des exilés chiliens recueillis par les diplomates italiens puis par un peuple de gauche solidaire. De la nostalgie comme vivifiante piqure de rappel.

En présence de Carmen Castillo, cinéaste, protagoniste du film 

qui fut réfugiée politique chilienne en France

 Un buffet sera offert après la séance

SAMEDI 26 JANVIER 2019

L'AMERIQUE EN NOIR ET BLANC

Cinquante ans après l’assassinat de Martin Luther King, deux films témoignent de ce que fut et de qu’est encore la lutte pour la justice de la communauté afro-américaine. L’un en retraçant l’itinéraire du leader charismatique. L’autre en suivant les nouveaux militants du Black Power.

16h00 King: de Montgomery à Memphis de Sidney Lumet et Joseph Mankiewicz (182’, 1970, USA, vostf) 

 

Depuis le boycott des bus de Montgomery en 1955 jusqu’à son assassinat le 4 avril 1968 à Memphis, ce documentaire retrace les étapes cruciales de la vie pasteur baptiste King, prix Nobel de la paix en 1964, qui prononça devant plus de 250 000 personnes un discours resté célèbre, commençant par ces mots : « I Have a Dream ». Martin Luther King fut l’une des principales figures de la lutte pour les droits civiques des noirs aux États-Unis, prônant la déso­béissance civile et la non-violence. Un formidable portrait signé de deux grands noms du cinéma américain.

20h30 ...The World’s on fire? de Roberto Minervini (122’, 2018, USA/Ital/Fr, vostf) 

Un an après la mort d’Alton Sterling, une chronique de la communauté afro-américaine de Bâton Rouge en Louisiane, durant l’été 2017, quand une série de meurtres violents contre de jeunes Noirs agite le pays. Une réflexion sur la question raciale, un portait intime de celles et ceux qui luttent pour la justice, la dignité et la survie dans un pays qui les maintient à la marge. Mais aussi la chronique d’une résistance politique des militants Black Power, héritiers du mouvement Black Panthers.

Suivi d’un skype avec le réalisateur (sous réserve)

Une exposition photographique sur Martin Luther King sera installée du vendredi 25 au dimanche 27 janvier dans le hall de l'Ellipse cinéma.


CINÉ-VILLAGES

 


VENDREDI 22 MARS A BILIA (SALLE DES FETES) 

19h00 :La sociale de Gilles Perret (84’, France, 2016)

En 1945, au lendemain de la guerre, le Gouvernement provisoire de la République française votait les ordonnances promulguant les champs d'application de la Sécurité sociale. 

C’est à cette question vitale et aujourd’hui remise en cause que le réalisateur s’attaque avec cette histoire de la Sécurité Sociale. A l’aide d’images d’archives et de témoignages d’historiens et de sociologues mais surtout grâce au « grand témoin », Jolfred Fregonara, 96 ans et toute sa verve.  Ce syndicaliste CGT et membre du Parti communiste, qui participe dès 1946 à la mise en œuvre de la caisse de sécurité sociale de Haute-Savoie, est le héros encore survivant alors de ce combat pour une société plus juste. 

Entrée libre suivie d’un spuntinu et d’un débat

Rens. : fasarte18@gmail.comou tel : 06 41 45 76

 


SAMEDI 23 MARS A SOLLACARO 

(bibliothèque) 

20h00 :L’envers d’une histoire de Mila Turajilic (104’, France/Serbie, 2017)

Uneporte condamnée dans un appartement de Belgrade révèle l’histoire d’une famille et d’un pays dans la tourmente. Tandis que la réalisatrice entame une conversation avec sa mère, le portrait intime cède la place à son parcours de révolutionnaire. Cette mère fut une figure publique durant les guerres civiles des années 90 en tant que membre du mouvement de résistance à Milošević. Elle raconte son combat contre les fantômes qui hantent la Serbie, dix ans après la révolution démocratique et la chute de Milošević.

Prix du meilleur long métrage documentaire au festival IDFA 2017 

sélectionné à Corsica.Doc 2018.

Entrée libre suivie d’un spuntinu et d’un débat

 


SAMEDI 16 FEVRIER

BIBLIOTHEQUE DE SOLLACARO

 

20h00 : First contact de Robin Anderson et Bob Connolly (52’, Australie, 1982)

 En 1930, trois jeunes chercheurs d'or, Michael, Daniel etJames Leahy quittent le Queensland, en Australie, pour la Nouvelle-Guinée. Ils y découvrent dans des régions reculées et inhospitalières de l'île une population jusqu'alors ignorée du reste du monde : les Papous du centre de la Nouvelle-Guinée. Les trois frères, caméra à la main, ont filmé les réactions extraordinaires de ce peuple confronté pour la première fois à l'homme blanc. Cinquante ans plus tard, Bob Connolly et Robin Anderson partent pour la Nouvelle-Guinée et montrent aux Papous, en jeans et baskets, et à Daniel Leahy, le film de ce premier contact. Chacun commente le souvenir de ce face à face insolite... L'exclusivité et la qualité des archives mais aussi les témoignages recueillis un demi-siècle plus tard par Bob Connolly et Robin Anderson font de First Contact un document ethnographique exceptionnel.

Entrée gratuite suivie d’un spuntinu et d’un débat


VENDREDI 22 FEVRIER

 SALLE DES FETES DE BILIA 

 

19h00 : Un paese di Calabriade Shu Aiello et Catherine Catella (90’, Italie, 2016)

 Riace est un village de Calabre. Autrefois terre de guerriers, c’est aujourd’hui un havre de paix pour les réfugiés : la pensée utopique d’une petite communauté au cœur d’une Europe au ségrégationnisme grandissant. Par le passé, le maire décida de céder des logements vides à ceux qui avaient besoin d’un toit, quelle que soit leur origine ou la couleur de leur peau. C’est ainsi que la communauté de Riace devint la première à accueillir convenablement des réfugiés, à les héberger comme des êtres humains et non comme les statistiques d’une catastrophe mondiale. Mais l’heure est aux élections. L’opposition veut se défaire du maire de gauche… 

À la manière d’une fable néoréaliste de Vittorio De Sica, le village et ses habitants incarnent l’espoir d’un futur meilleur.

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Entrée libre suivie d’un spuntinu et d’un débat

Rens. : fasarte18@gmail.comou tel : 06 41 45 76 49


BIBLIOTHÈQUE DE SOLLACARO LE 19 JANVIER

Samedi 19 janvier

20h00 : Braguino de Clément Cogitore (50’, France, 2017)

 

Au milieu de la taïga sibérienne, à 700 km du moindre village, se sont installées 2 familles, les Braguine et les Kiline. Aucune route ne mène là-bas. Seul un long voyage sur le fleuve Ienissei en bateau, puis en hélicoptère, permet de rejoindre Braguino. Elles y vivent en autarcie, selon leurs propres règles et principes. Au milieu du village : une barrière. Les deux familles refusent de se parler. Sur une île du fleuve, une autre communauté se construit : celle des enfants. Libre, imprévisible, farouche.  Entre la crainte de l’autre, des bêtes sauvages, et la joie offerte par l’immensité de la forêt, se joue ici un conte cruel dans lequel la tension et la peur dessinent la géographie d’un conflit ancestral.

Entrée gratuite suivie d’un spuntinu et d’un débat


MEDIATHEQUE DE BILIA LE 25 JANVIER

Vendredi 25 janvier

19h00 : Il mondo perduto de Vittorio de Seta (5 X 10’, Italie, 1954)

 

Filmés en technicolor, le plus souvent en cinémascope, ces courts métrages mettent en scène les pêcheurs, bergers, paysans des terres arides de l’Italie du Sud, de la Sicile, de la Sardaigne ou de la Calabre du milieu du XXème siècle. De Seta filme les gestes et les corps en relation intime avec le territoire qui les fait vivre comme autant de traces d'une culture paysanne immémoriale et universelle en voie de disparition. Sur les dix films de la collection, 5 seront présentés : Lu Tempu di li pisci spata, Isole di fuocoSurfarara, Parabola d'oro et Pastori di Orgosolo. 

Entrée gratuite suivie d’un spuntinu et d’un débat

Rens. : fasarte18@gmail.comou tel : 06 41 45 76 49



EN PARTENARIAT AVEC LA CINEMATHEQUE DU DOCUMENTAIRE

 

No futurou Now future ? C’est par ce petit jeu de mots que l’association CORSICA.DOC introduisait la 12èmeédition de son festival en octobre 2018. Manière de souligner à la fois l’inquiétude d’un avenir compromis par les actions déraisonnables d’un capitalisme débridé (cf le slogan punk des années 70) et le constat d’une accélération inédite de l’Histoire qui donne à notre présent des allures de dystopies futuristes. Réchauffement climatique, extinction des espèces, contamination radioactive... l’actualité de ces dernières années nous confronte à l’état catastrophique des relations de nos sociétéavec notre planète.Comment penser et donc agir face à des bouleversements qui nous dépassent?


QUELS FUTURS SE JOUENT AUJOURD’HUI ? COMMENT LES MODES DE REPRÉSENTATION DOCUMENTAIRES EN ATTESTENT ET  NOUS EN  ALERTENT ?  

Parmi la vingtaine des films du festival nous en avons choisi 7, court et long métrages, qui seront montrépendant le mois d’avril2019en différents lieux sur le continent et en Corse, ainsi qu’en ligne. Et ce, grâce au partenariat entre l’association Corsica.Doc et les structures Tënk (plateforme documentaire en ligne), la Cinémathèque du Documentaire, la BPI et l’association Documentaire sur grand écran.

A travers des formes narratives originales, empruntant à la fiction voire à la science-fiction, ces documentaires nous proposent des récits d’un nouveau genre qui nous invitent à repenser l’action politique et nous enjoignent, par leur créativitéà bâtir des modes de pensée capables d’appréhender ce réel en pleine mutation.

 

LA TOURNÉE DES FILMS ET DES RÉALISATEURS:

 

La circulation du cycle ou d’une partie du cycle se fera sur différents lieux et supports. Sont déjà organisées quelques programmations :

-       EN CORSE :

Le 18 avril à la cinémathèque de Corse: 15h00 master class avec le cinéaste roumain Andrei Ujica animée par un historien du cinéma. 20h300 projection de Out of the present présenté par le réalisateur Andrei Ujica.

Dans la première quinzaine d'avril, les villages de Sollacaro, Serra di Ferro et Bilia programmeront l'un des films suivants: Dans les limbes d'Antoine Viviani, Le voyage dans la lune de Georges Méliès, La jetée de Chris Marker, Into eternity de Michael Madsen, Out of the present d'Andrei Ujica, Le temps des grâces de Dominique Marchais, Genesis 2.0 de Christian Frei et Maxim Arbugaev. 

En avril à Bastia, l'association Arte Mare programmera Dans les limbes d'Antoine Viviani.

-       SUR TENK :

A partir du mois d'avril, six films seront diffusés sur la plateforme documentaire à raison d’un par semaine pendant 6 semaines. Les films: Climatic species de Christiane Geoffroy, Dans les limbes d'Antoine Viviani, Le coeur du conflit de Judith Cahen et Masayasu Eguchi, On destruction and preservation de Maija Blafield, Planet sigma de Momoko Seto, Urth de Ben Rivers.

-        AU FORUM DES IMAGES A PARIS 

 Le 16 avril, à 18h00, master class de Andrei Ujica animée par l'historien du cinéma Arnaud Hée. Suivie, à 20h30 de la projection du  film Out of the present en présence du réalisateur Andrei Ujica.

-       SUR LE 7ème RÉSEAU DE DSGE Le réseau national de l’association Documentaire sur grand écran, partenaire du projet, comprend des dizaines d’associations et salles sur tout le continent. Elles seront sollicitées pour organiser des projections du programme.

LISTE DES FILMS PROPOSES A LA PROGRAMMATION :

      - Climatic Species de Christiane Geoffroy 38’ (2018) Le film interroge l’évolution du vivant : animal, humain et végétal.

Dans les limbes dAntoine Viviani 85’ (2015) Que sommes nous en train de construire avec ce monde de mémoire numérique ?

Out of the present dAndrei Ujica 96’ (1995) En 1991, des cosmonautes quittent l’URSS pour la station MIR, dix mois plus tard, ils atterriront en Russie.

Le voyage dans la lune de Georges Méliès (15', France, 1902) Le tout premier film de science-fiction, en version coloriée et mis en musique en 2016 par le maître de la techno, Jeff Mills.

La jetée de Chris Marker (20', France, 1962) A la suite de la 3ème guerre mondiale, des survivants s'installent dans les souterrains de Paris.

Into eternity de Michael Madsen (75', Finlande, 2011, vostf) Méditation profonde au coeur du plus grand centre d'enfouissement des déchets nucléaires.

Le temps des grâces de Dominique Marchais (123', France, 2009) Une enquête documentaire sur le monde rural français aujourd'hui à travers de passionnants récits de paysans

Genesis 2.0 de Christian Frei et Maxim Arbugaev (113', Suisse, 2018) A l'aube d'une révolution scientifique sans précédent, un film sur la nature humaine et son irrépressible besoin d'aventures.

 

 

Les structures et associations intéressées à participer de cette tourné« Now Future » sont priées de contacter

Annick Peigné-Giuly.

Nous pourrons vous envoyer les liens des films programmés.

Nous coordonnerons et mutualiserons la location des films et la venue des réalisateurs. 

Tel: 06 13 21 39 87 

E-mail corsica.doc@orange.fr