LA COMPETITION "NOUVEAUX TALENTS" 2015

En créant il y a sept ans, cette compétition « Nouveaux Talents », pour laquelle concourent des premiers et deuxième films, il s’agissait moins pour nous de mettre ces films en concurrence que de créer à Ajaccio un lieu de rencontres pour de jeunes cinéastes et de les aider, certes modestement, à passer le cap du premier film.

La présence, chaque année, de nombre de ces cinéastes pendant le festival laisse à penser que cet objectif est en partie atteint. 

Nous recevons près de 200 films chaque année, venus d’un peu partout, que notre comité de sélection visionne pendant quatre mois. Le choix des élus est difficile tant la qualité du travail des jeunes cinéastes est remarquable. La programmation est d’un bel éclectisme. Si les sujets tendent presque tous à dresser le portrait de notre société contemporaine, ils le font chacun à leur manière.

Nous y découvrons du cinéma direct pur et dur, des ouvrages d’art, des journaux intimes, des dispositifs sophistiqués de mise en scène du réel… autant d’écritures différentes qui recouvrent en grande partie ce qu’est le cinéma documentaire aujourd’hui. Notre principal critère de choix est que le film recelle déjà la promesse d’une œuvre cinématographique. 

LES FILMS EN COMPETITION "NOUVEAUX TALENTS" 2015

La nuit s'achève de Cyril Leuthy (100', France)

Je suis le peuple d'Anna Roussillon (111', France)

La mort du dieu serpent de Damien Froidevaux (91', France)

Filme moi de Lera Latipova (65', Russie)

La nuit et l'enfant de David Yon (61', France)

Happily ever after de Tatjana Bozic (83', France)

- Un endroit pour tout le monde de Angelos Rallis & Hans Ulrich Göbl (60', Belg)

The sound before the fury de Lola Frederich & Martin Sarrazac(88', France)

- Urban escape de David de Rueda & Mélanie de Groot van Embden (52', France)

Km 100 de Maria Francesca Valentini (39', France)

Printemps de Jérôme Clément-Wilz (27', France)

La sociologue et l'ourson de Etienne Chaillou & Mathias Théry (78', France)

UN ENDROIT POUR TOUT LE MONDE

De Angelo Rallis & Hans Ulrich Göbl

60’, Belgique, 2015

Production : AJC

 

En 1994, environ un million de Rwandais furent tués durant le génocide contre les Tutsis. Depuis deux décennies, les survivants vivent à nouveau ensemble. Il y a cinq ans, les cinéastes ont suivi, dans un village, le parcours de deux jeunes gens confrontés au fragile processus de réconciliation d’une société traumatisée. L’une qui recherche le meurtrier et le corps de son père. L’autre, fils de meurtrier, qui veut épouser une fille de l’autre « camp ». Filmé sur quatre ans, le film dresse le portrait sensible de Tharcisse et Benoîte, ces deux jeunes Rwandais tiraillés entre amour et haine, désir de vengeance et pardon.

.

Jeudi 15 octobre à 13h30

FILME MOI!

De Léra Latipova

65’, Russie, 2015

Producteur : Kepler 22 productions

 

« Novosibirsk, Sibérie profonde. Un crématorium où l’absurde le dispute au comique. La mort qui réunit des gens que rien ne destinait à se croiser et moi, au milieu de tout cela, qui tente de l’apprivoiser. »

En se mettant elle-même en scène comme une sorte de Jacques Tati -petit caillou dans les chaussures de la règle social- , la cinéaste crée des scènes mi-burlesques, mi-documentaires surprenantes. Une réjouissante tragicomédie autour de la mort, ses rituels, ses travestissements et ses apparats.

 

Mercredi 14 octobre à 14h00

En présence de la productrice

HAPPILY EVER AFTER

De Tatjana Bozic

83’, France, 2014

Producteur : Jvdw film

Distributeur : Aloest distribution

Sélection : festival international de Rotterdam

 

« Un émouvant road-movie à travers l’Europe pour apprendre à … aimer. » dit le dossier de presse. Est-ce bien pour apprendre à aimer ou alors pour reprendre l’histoire – les histoires- au début, aller vérifier de quoi il s’agissait exactement, et comment le temps a fait son œuvre sur les anciennes amours… ?

Mêlant archives filmiques de ses amours de jeunesse, images de retrouvailles aujourd’hui  avec ses « ex », et évocation de sa tumultueuse relation avec Rogier, la réalisatrice dresse un vivant état des lieux de sa vie amoureuse non dénué d’autodérision. L’intérêt de ce constat intime est qu’il se situe en « mitteleuropa » dans les années qui ont vu tomber le mur. Tatajana l’avait depuis longtemps franchi allègrement par amour. Les murs, l’amour, l’histoire d’une vie.

 Mercredi 14 octobre 18h00

JE SUIS LE PEUPLE

De Anna Roussillon

111’, France, 2014

Producteur : Haut les mains productions

Sélection du festival Entrevues de Belfort 2014

 

En janvier 2011 en Egypte, les manifestations anti-gouvernementales rassemblent des dizaines de milliers de personnes dans les rues du Caire, tandis que les villageois des campagnes du Sud suivent les évènements de la Place Tahrir via leur écran de télévision et les journaux. Du renversement de Moubarak à l’élection et la chute de Mohamed Morsi, le film suit ces bouleversements politiques du point de vue de villageois de la vallée de Louxor. Une vision évidemment  inédite de cette «révolution arabe ». Qu’avons nous vu, nous Occidentaux, de cet évènement survenu en Egypte ? C’est là l’un des aspects passionnants du film. L’autre étant le récit égyptien intime de ces mois de révolution. Entre espoirs et déceptions, le changement se fait attendre.

 

Mardi 13 octobre à 17h00

Km 100

De Maria Francesca Valentini

39’, France, 2015

Producteur : Stella Productions/ Mouvement

 

Corse. RN 198 Km 100. Aleria. Ici se tenait une cave viticole. En août 1975, elle fut le théâtre d’évènements tragiques : un groupe de militants autonomistes occupent la cave appartenant à un chef d’entreprise d’origine pied-noir. A leur tête, Edmond Simeoni, le fondateur de l’ARC. Leur but : dénoncer les escroqueries dans le domaine viticole. Bientôt, face à eux, l’armée est mobilisée. Ce jour là, deux gendarmes sont tués et un militant de l’ARC grièvement blessé. La cave a aujourd’hui disparue. Mais cette place demeure un lieu symbolique de la naissance des revendications nationalistes dans l’île.

Ce lieu, aujourd’hui en mutation, attend d’être consacré. Km 100 interroge la mémoire de cet endroit au travers de l’observation du présent, par la voix de Maria Francesca Valentini, une jeune Corse qui n’était pas née en 1975.

 

Jeudi 15 octobre 17h30

En présence de la réalisatrice

LA MORT DU DIEU SERPENT

De Damien Froidevaux

91’, France, 2015

Producteur : E 2 P

Sélectionné au festival de Locarno en 2014 (prix de la Semaine de la Critique)

 

Suite à une bagarre qui tourne mal, Koumba, 20 ans, est expulsée au Sénégal, son pays d’origine. Arrivée en France à l’âge de 2 ans, elle avait négligé de demander la nationalité française à sa majorité.

La jeune Parisienne agitée se retrouve en 48 heures dans un village sénégalais perdu dans la brousse, loin de sa famille et de sa vie à Paris. Le cinéaste la suit dans son voyage et son installation au Sénégal, développant un rapport d’une grande proximité avec son « héroïne ». Il entreprend ici rien moins que le récit de cinq ans d’exil : du fait divers à l’épopée tragique. D’un premier exil à l’autre. Du Sénégal à la France et retour. Se dessine ici l’application concrète d’une loi. Se dessinent également les tourments engendrés par les aberrations législatives, les tourments d’une enfant trimballée d’un pays, d’une culture à l’autre. La personnalité explosive de Koumba n’est pas pour rien dans le cachet du film.

 

Mercredi 14 octobre 10h00 

LA NUIT ET L'ENFANT

De David Yon

61’, France/Algérie, 2015

Production : Survivance & Haut les mains production

 

La nuit se prolonge sur les hautes steppes de l’Atlas. Après les guerres, sur une terre où résonne encore l’écho d’une menace, Lamine marche en compagnie d’un enfant autour de « la marre blanche ». Au gré des lieux traversés où le passé affleure, il nous conte son histoire, le long des ruines qui refleurissent… Surgissent, comme dans un cauchemar, des hommes en cagoules, des armes. L’homme a peur, d’une peur sourde qu’il a gardé au ventre depuis des décennies. L’enfant ne sait pas mais il comprend.

David Yon a composé là une sorte de conte documentaire pour mieux rendre compte de ce qu’ont été les années noires (la décennie des années 90) pour le peuple algérien et leurs traces aujourd’hui.

 

Mercredi 14 octobre 16h00

En présence du réalisateur

LA NUIT S'ACHEVE

De Cyril Leuthy

100’, France, 2015

Producteur : Kepler 22 productions

 

Algérie, 50 ans après l’indépendance et le départ de nombre de Français… Le réalisateur avait promis à son père de le ramener un jour dans le village de son enfance. Son ami, kabyle, lui aussi, aimerait retrouver, en Algérie, la tombe de son grand père. Les trois hommes entament alors un étrange voyage devant la caméra sensible de Cyril Leuthy : un père en quête de son enfance, un amant en quête d’un grand-père inconnu et un fils qui aspire à créer de nouveaux liens avec sa famille. Et il y a l’Algérie, celle d’hier et celle d’aujourd’hui. Journal intime, récit de voyage, bilan d’une éducation sentimentale, le film est un objet à plusieurs strates qui mêle intime et collectif, mélange quête identitaire et égarement, indépendance politique et héritage du colonialisme, espoir et déception… Un film sur « l’épaisseur de la vie » qui parle d’une réconciliation possible.

 

Mardi 13 octobre à 14h30

En présence du réalisateur et de la productrice

PRINTEMPS

De Jérôme Clément-Wilz

27’, France, 2015

Producteur : Kidam

Festival du court métrage de Clermont-Ferrand

Festival international du film de Rotterdam

The Tel Aviv LGBT International Film

 

D’une caméra intime et amoureuse, le réalisateur filme son amant en appartement. La couette, la vaisselle, les lectures, les discussions, nous entrons de plain pied dans les charmants détails de la passion.  Très vite, l’image des départs de l’amant revient comme un leit motiv… Le temps est court pour attraper l’amour. Un amour qui vient d’Afrique et qui y retournera.

Un jeune amour, ancré dans d’importantes différences culturelles, peut-il exister dans la durée ? Printemps, documentaire instinctif, relate le parcours progressif de cet Amour. Il nous transporte dans un romantisme cru, ouvert à tous, vers une beauté absolue.

Jeudi 15 octobre 21h00

LA SOCIOLOGUE ET L'OURSON

De Mathias Théry et Etienne Chaillou

78’, France, 2015

Producteur : Quark productions

 

De septembre 2012 à mai 2013, la France s’enflamme autour du projet de loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels. Pendant ces neuf mois de gestation législative, la sociologue de la famille Irène Théry raconte par téléphone à son fils les enjeux du débat, ses réflexions intimes, ses questionnements. En arrière-plan, elle vit sa propre vie de famille que filment Mathias Théry (le fils) et Etienne Chaillou, avec humour et intelligence. De ces enregistrements nait un cinéma d’ours en peluche, de jouets, de bouts de cartons.

Portrait intime et feuilleton national, ce film nous fait redécouvrir ce que nous pensions tous connaître parfaitement : la famille. Mais une famille d’aujourd’hui : 40 ans après les bouleversements de mai 68, et à l’heure de nouveaux bouleversements avec l’irruption de nouveaux « ordres amoureux ».

 

Jeudi 15 octobre à 21h00

Avant première en présence de Mathias Théry et d’Irène Théry

 

THE SOUND BEFORE THE FURY

De Lola Frederich et Martin Sarrazac

88’, France, 2014

Producteur : Archieball

 

En janvier 1972, Archie Shepp enregistra l’album Attica Blues en hommage au soulèvement de la prison d’Attica. Il revisite ce répertoire 40 ans plus tard. Nous le suivons, avec 25 exceptionnels musiciens, à travers des jours de répétitions intenses, jusqu’au concert d’ouverture à Paris.

The sound before the fury entrelace le récit des répétitions et celui de la rébellion (images d’archives, interviews d’époque), nous découvrons l’histoire des rebelles d’Attica, de leur révolte et de leurs espoirs. Nous sommes témoins de la détermination de Shepp à transmettre, au-delà des notes, le sens et le sentiment de sa musique. Nous découvrons les liens, certains intimes, que les musiciens ont avec les évènements d’Attica.

Jeudi 15 octobre à 15h30

URBAN ESCAPE

De David de Rueda et Mélanie de Groot van Embden

52’, France, 2014

Producteur : Mitiki

 

Urbex, l’exploration urbaine (ou Rubex) consiste à visiter des lieux, abandonnés ou non, difficile d’accès, souvent situés à la marge de l’espace public. Ne jamais dégrader les sites dans lesquels ils s’infiltrent fait partie des principes de ses pratiquants. A la manière dont on ouvre un vieux livre et qu’on le referme, ils ne volent pas, ne cassent rien mais s’offrent une dose de sensations fortes. Les deux réalisateurs se mêlent, caméra en main, à ces escapades sportives et philosophiques. De New York à San Francisco, ils suivent ces « explorateurs urbains » dans des lieux improbables. Pénétrer une centrale nucléaire désaffectée, escalader un gigantesque échafaudage… L’exploit n’est pas que sportif, qui provoque un étrange sentiment de vertige et d’angoisse devant ces monuments morts de la modernité américaine, de notre modernité.

 Jeudi 15 octobre 17h30

LA REMISE DES PRIX 2015

credit: Dominique Hamot
Sur la scène, les deux jurys du 9ème festival CORSICA.DOC pour l'annonce du palmarès de la compétition "Nouveaux Talents" 2015. credit: Dominique Hamot

PALMARES DE LA COMPETITION NOUVEAUX TALENTS 2015

 

Samedi 17 octobre à Ajaccio, au cours de la soirée de clôture de la 9ème édition du festival international du film documentaire, CORSICA.DOC, a eu lieu la remise des prix 2015 de la compétition "Nouveaux Talents" où concouraient 12 films documentaires.

 

* Le jury de professionnels, présidé par Jérôme Baron (directeur du Festival des 3 continents de Nantes), a décerné le prix Corsica.Doc/Via Stella au film :

Un endroit pour tout le monde de Angelos Rallis & Hans Ulrich Göbl

(60', Belg, 2015). La vie dans un village rwandais, vingt ans après le génocide

 

Une mention spéciale du jury est allée à :

Filme moi ! de Lara Latipova

(65’, Russie, 2015). Novosibirsk, Sibérie : un crématorium où l’absurde le dispute au comique.

 

* Le jury « jeune public », composé de 5 élèves des lycées et collèges d’Ajaccio, a décerné le prix « jeune public » au film :

Un endroit pour tout le monde de Angelos Rallis & Hans Ulrich Göbl

(60', Belg, 2015). La vie dans un village rwandais, vingt ans après le génocide

 

 

LE JURY 2015

Jérôme Baron, président du jury

Délégué général et directeur artistique du Festival des 3 Continents de Nantes depuis 2010. Il a enseigné l’esthétique du cinéma documentaire et la réalisation au Master documentaire de création de l’Université de Poitiers de 1998 à 2007. Depuis 2001, il enseigne l’histoire du cinéma au Lycée Guist’hau et l’analyse filmique au BTS audiovisuel du Lycée Léonard de Vinci de Montaigu.

Michèle Corrotti

Michèle Corrotti enseigne au lycée de Bastia les lettres classiques puis le cinéma. Fondatrice et présidente d’Arte Mare, festival du film et des arts en Méditerranée, elle est à l’origine du Prix Ulysse décerné à un premier roman et à l’ensemble d’une œuvre. Peintre, elle est également l’auteur d’un roman, Petite Italie.

Marie-Jeanne Nicoli

 

Comédienne jusqu’en décembre 1980, puis conseiller Jeunesse et éducation populaire, Marie-Jeanne Nicoli devient conseiller Drac de Corse, chargée entre autre du cinéma et de l’audiovisuel, elle a participé aux travaux du comité technique de la Collectivité Territoriale de Corse. En septembre 2003, elle devient directrice de la culture et du patrimoine de la Ville d’Ajaccio.

Delphine Fedoroff

Réalisatrice du documentaire long métrage Après nous ne restera que la terre brûlée, portrait d’un village de la zone interdite de Tchernobyl en Ukraine,. Grand prix du jury du 8ème festival CORSICA.DOC à Ajaccio en 2014.

Corine Rovina Canavaggio

En charge des coproductions documentaires et magazines à France 3 Corse ViaStella.    

LES INVITES DE LA COMPETITION

David Yon, cinéaste

David Yon est né en 1979 à Provins, il habite à Marseille. En 2005, il obtient un Master de réalisation de flm documentaire (Grenoble 3). En 2007, il concrétise avec des proches son désir de créer une revue autour du cinéma : Dérives. En 2009, il termine son premier flm : Les Oiseaux d’Arabie (Prix du moyen métrage à doclisboa 2010, Prix du court métrage aux Écrans Documentaires 2009, Etoiles de la Scam 2010). En 2015, il termine son deuxième flm : La Nuit et l’enfant (Berlinale Forum 2015, Prix spécial du Jury au Fronteira Festival 2015 (Brésil)).

Mathias Théry, cinéaste

Après des études à l'école nationale des arts décoratifs, Mathias Théry réalise divers courts métrages depuis 2002, dont: La vie après la mort d'hentierra Lacks (2004), divers portraits télévisés et commandes pour Arte. Avant de réaliser son premier long métrage documentaire La Sociologue et l'ourson, Chronique nationale et familiale de l’année du mariage pour tous, avec Etienne Chaillou, en 2015.  

Cyril Leuthy, cinéaste

Cyril Leuthy est né en 1976 en Lorraine. Il suit des études de cinéma à Nantes puis à Paris avant d'intégrer la section montage de la Fémis en 1998. En parallèle, il tourne deux films qu'il termine en 2002 : Le souffle court, un moyen métrage de 55 min. (sélectionné au FIPA 2003) et La maison d'Algérie, un documentaire de 50 min. Depuis 2002, Cyril travaille comme monteur sur des fictions et des documentaires (Mods de Serge Bozon, Etoile violette d'Axile Ropert). En 2006, il commence le tournage de La nuit s'achève

Maria Francesca Valentini, cinéaste

Maria Francesca Valentini est né à Ajaccio. Après des études d'Histoire de l'art et Archéologie à l'université Paul Valéry de Montpellier, elle prend la mer pour quelques années où elle sera marin, notamment sur un bateau d'exploration scientifique en Asie.

De retour en Corse, elle se forme à la P.A.O et collabore régulièrement en tant que scénographe plasticienne sur des spectacle vivants.

En 2009, MFV, caméra au poing, elle réalise un premier documentaire court, auto-produit Mi Pari Ava (24min) et participe l'année suivante aux Ateliers Varans ( Chjami é Rispondi, 10'30). Elle signe en 2013, Nude & Naked (26min), un documentaire autour du temps et de la création d'une performance dansée.

Parallèlement à son travail d'auteur et de réalisation, Maria Francesca Valentini travaille régulièrement pour le cinéma et la télévision (assistante mise en scène et casting). Elle continue par ailleurs son travail de création plastique au sein de l'Etrange Atelier, et d'écriture pour de nouveaux projets documentaires.

Juliette Cazanave, productrice

Juliette Cazanave et César Diaz ont créé Kepler 22 productions  fin 2012. Spécialisée dans le documentaire d’auteur, Kepler 22 Productions a, depuis bientôt trois ans, également produit deux courts-métrages de fiction, un documentaire institutionnel, un web doc, et collaboré à un long-métrage de fiction.

Les centres d’intérêts des producteurs sont larges, leurs territoires aussi : Guatemala, Mexique, Russie, Sibérie, Géorgie, Irlande, Cambodge. La question principale  est celle du regard, pas du contenu.